Publication Highlights: Dec 2015-Fev 2016 CFATG
Publication Highlights: Dec 2015-Fev 2016
HOME » Highlights » Publication Highlights: Dec 2015-Fev 2016

Les « Publication Highlights »: articles de recherche sur l’autophagie publiés par des laboratoires français et sélectionnés par le CFATG.

graphical-abstract-MounaFRENCH-et-al3
Le cytomégalovirus humain (CMV) est un virus à ADN de la famille des Herpès, qui possède une enveloppe dérivant des membranes cellulaires. Il dispose d’une capacité de codage importante de plus de 750 protéines et a développé de nombreux mécanismes d’échappement aux acteurs de la réponse immunitaire innée et adaptative. Nous avons montré précédemment que le CMV peut stimuler aussi bien que bloquer l’autophagie au cours de son cycle viral dans les fibroblastes. L’activation précoce de l’autophagie par le virus est suivie d’une inhibition médiée spécifiquement par l’expression de protéines virales. Dans l’article Mouna et al (Autophagy 2016), nous avons identifié précisément le mécanisme qui permet cette inhibition de l’autophagie. Les protéines virales TRS1 et IRS1 sont capables de bloquer la formation des autophagosomes de manière autonome, mais elles peuvent également, lorsqu’elles sont exprimées simultanément, bloquer le flux autophagique. L’utilisation de virus mutants n’exprimant qu’une des deux protéines, voire aucune des deux, a permis de confirmer l’action de ces protéines dans le contexte du cycle viral.
C’est par leur interaction avec la protéine de la machinerie autophagique Beclin 1 (BECN1) que cette inhibition se produit alors que leur interaction avec la kinase senseur de l’infection virale PKR, précédemment décrite, n’a aucun rôle. Plus précisément, nous avons montré que la région N terminale d’IRS1 interagit spécifiquement avec le domaine coil-coiled de BECN1.
A partir de 18h post infection, le flux autophagique est bloqué dans les cellules infectées, grâce à TRS1 et IRS1. La stimulation de l’autophagie par des drogues à ce moment-là augmente la production virale alors que l’inhibition de l’autophagie par des approches pharmacologiques ou génétiques, diminue la multiplication du CMV. L’autophagie apparait ainsi, de manière surprenante, comme un mécanisme proviral aux temps tardifs de l’infection, dont la fonction reste à élucider précisément.
Email:audrey.esclatine@u-psud.fr
Autophagy. 2016 Feb;12(2):327-42
Résumé Graphique-Haute résolution

Graphical-Abstract-SielezFrench-3
La mesure du flux autophagique est aujourd’hui très répandue dans les études in vitro mais reste encore peu développée in vivo. Toutefois, un certain nombre d’études ont montré la faisabilité d’une telle mesure in vivo en traitant des souris (par injection-intrapéritonéale) avec des agents pharmacologiques (chloroquine, leupeptine, vinblastine, colchicine). Cependant, les conséquences métaboliques de ces traitements restent encore largement méconnues. Dans cet article, nous montrons que le traitement de truites à jeun pendant 2 jours à la colchicine (0.8 mg/kg/jour) permet d’induire le taux de LC3-II ainsi que le taux des vacuoles autophagiques dans le foie. Cependant, cet effet s’accompagne d’une inhibition de la glycémie, associée à une chute de la concentration de certains acides aminés dans le foie et une baisse du niveau des ARNm de gènes de la néoglucogenèse. En outre, les poissons traités à la colchicine présentaient une stéatose hépatique associée à une augmentation du niveau de triglycérides dans le foie ainsi qu’une induction de l’expression des gènes Plin2 et Plin3 codant pour des protéines spécifiques des gouttelettes lipidiques. Parallèlement, les niveaux d’ARNm des gènes du stress du RE (Ddit3, Asns), ainsi que ceux des gènes de l’autophagie (p62, Atg4b) et du lysosome (Atp6v1a et CtsD) étaient fortement induits chez ces poissons. Dans l’ensemble, ces résultats montrent que la concentration et/ou le temps de traitement nécessaire pour bloquer le flux autophagique in vivo affectent profondément l’homéostasie métabolique et cellulaire. Bien que nous ne puissions pas exclure la possibilité que les effets observés soient indépendants de l’inhibition de l’autophagie, les résultats obtenus correspondent étroitement aux données publiées sur le rôle de cette fonction. Ainsi, ils soulignent l’importance de tenir compte de ces effets lors de l’utilisation, non seulement de la colchicine, mais également des autres inhibiteurs de flux autophagique.
Email:Iban.Seiliez@st-pee.inra.fr
Autophagy. 2016 Feb;12(2):343-56
Résumé Graphique-Haute résolution

Autres publications

Laisser un commentaire