Stage M2 UMR 7276 CNRS Université de Limoges, France CFATG
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Stage M2: Modulation de l’autophagie combinée à une production de chaînes d’immunoglobulines aberrantes : vers une stratégie thérapeutique innovante dans le myélome multiple

UMR 7276 CNRS – Université de Limoges. CRIBL « Contrôle de la Réponse Immune B et des Lymphoproliferations »

Le stage est disponible de Janvier à Juin 2018

Résumé du projet de recherche :

Le myélome multiple (MM) résulte d’une prolifération clonale de plasmocytes malins dans la moelle osseuse. Il représente ainsi près de 15% de cas d’hémopathies malignes. Bien que cette pathologie reste incurable, des progrès importants dans le traitement des MM ont été réalisés ces dix dernières années, notamment avec le développement des inhibiteurs du protéasome (PIs). La sensibilité accrue des MM aux PIs est due à la présence d’une forte activité du protéasome qui, leur est nécessaire pour survire à une surcharge protéique (résultant d’une forte synthèse et d’immunoglobuline (Ig)) et à l’accumulation de protéines anormales associée à un stress du RE. Malheureusement, une rechute de MM peut survenir à cause de l’acquisition d’une résistance aux IPs d’où la nécessité d’explorer d’autres approches thérapeutiques. Un des mécanismes possibles à l’origine de cette résistance est l’activation d’une voie catabolique compensatoire, l’autophagie. Il s’agit d’une voie majeure de dégradation dans le lysosome, de protéines à demi-vie longue, des agrégats protéiques et des organites altérés. Dans le cas de myélomes, de hauts niveaux d’autophagie ont été rapportés dans des lignées cellulaires et des échantillons de patients. Ainsi, des approches thérapeutiques combinant un PI avec un modulateur de l’autophagie ont été testées. Mais il est difficile de dégager un consensus à partir des travaux publiés à ce sujet. De plus, tous ces inhibiteurs affectent des processus biologiques importants, aussi bien dans les cellules normales que tumorales, d’où la nécessité de développer des stratégies thérapeutiques ciblant spécifiquement les cellules tumorales, telles que l’immunothérapie (par anti-CD38) ou plus récemment, dans notre laboratoire, le forçage de l’épissage par saut d’exon de l’ARNm de chaines d’Ig générant ainsi des formes tronquées sélectivement toxiques pour les cellules de la lignée de lymphocytes B.
Une nouvelle approche thérapeutique, basée sur l’épissage par saut d’exon, dans le traitement des MM a été brevetée en 2016 par notre laboratoire. Elle est basée sur l’utilisation d’oligonucléotides antisens (AON) spécifiques capables de provoquer un saut d’exon dans les régions variables des chaines lourdes et légères d’Ig et par conséquent forcer les cellules de la lignée B à produire des Ig tronquées (dépourvues de domaines variables) potentiellement cytotoxiques. Le fait que les cellules de MM possèdent une forte activité du protéasome et de l’autophagie, qui pourrait dégrader les chaînes tronquées, limiterait l’efficacité des AON. Pour rendre les AON plus efficaces, il est donc nécessaire de stabiliser ces protéines cytotoxiques et ceci en inhibant le protéasome, l’autophagie ou les deux.
L’objectif principal de ce projet est d’essayer de augmenter la sensibilité des cellules de MM à la toxicité des AON en inhibant les processus de dégradation protéique : le protéasome et l’autophagie. Cette approche allie la spécificité des AON qui ciblent un seul clone de B et l’inhibition de la dégradation protéique probablement à des doses d’inhibiteurs moins fortes, limitant ainsi leurs effets indésirables (neuropathies périphériques, neutrocytopénie,.. dans le cas du BTZ par exemple).
Pour cela, nous utiliserons plusieurs lignées de MM, l’autophagie sera modulée par inhibiteurs ou activateurs pharmacologiques ou par invalidation par ShRNA de protéines régulatrices de l’autophagie (ATG5, ATG7, …). Les chaînes Ig tronquées seront surexprimées dans ces lignées à l’aide d’un système Tet/ON ou produites par traitement avec des AONs spécifiques. Le protéasome sera inhibée par le bortezomib. L’analyse protéique sera effectuée par Westernblot , immunofluorescence, ELISA. La mort cellulaire sera essentiellement analysée par cryométrie en flux.

Mots clés: myélome multiple, autophagie, protéasome, plasmocyte, immunoglobuline.

Coordonnées du Maître de stage :
Dr. Faraj TERRO (MCU-PH)
E-mail : faraj.terro@unilim.fr

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